COP 26 – table ronde sur le pavillon France

Climat et Biodiversité – agir en intégrant la justice de genre

Retrouvez nous :

Mardi 9 novembre – (Gender Day) 14h30-15h30 – Pavillon France, zone bleue

Fidèle à son approche systémique, 4D sera aux côtés de WECF (partenaire des ODD&Nous)

Les crises du climat et de la biodiversité sont interdépendantes et impactent disproportionnellement les femmes et les minorités de genre. Les actions et politiques pour protéger le climat et la biodiversité doivent donc être menées conjointement, et intégrer l’égalité de genre, afin d’être justes et efficientes. A travers les témoignages d’actrices de terrain, lauréates du Prix Solutions Genre et Climat, et l’expérience de citoyen.nes et personnalités politiques nous
illustreront les pratiques exemplaires mises en place à l’échelle locale, nationale et internationale.

Avec

– Dorothée Lisenga, CFLEDD (Démocratique République du Congo), lauréate 2018 du Prix Solutions Genre et Climat pour son projet de protection des forêts en DRC intégrant les inégalités structurelles d’accès des femmes à la propriété
foncière.
– Karen Dubois, FUNDAECO (Guatemala), mention d’honneur 2019 du Prix Solutions Genre et Climat pour ses actions de protection de la biodiversité intégrant les enjeux liés aux Droits et Santé Sexuelle et Reproductive.
– Ronan Dantec, Sénateur, Vice-président de la Commission Développement Durable du Sénat, et Président de l’association Climate Chance.
– Jean-Luc Redaud, administrateur de 4D, membre de l’Académie de l’eau.
– Anne Barre, Coordinatrice du plaidoyer genre et climat, WECF

 

Quelques lectures de fond, sur le thème climat, biodiversité, droits humains, mêmes combat sur l’encyclopédie du DD

Ce que nous rappellerons, en ces temps troubles, marteler ce sur quoi nous sommes engagés, est un facteur de stabilité :

Rappelons qu’il n’y a de développement possible que durable. Le développement-durable, ce n’est pas le produit d’un simple qualificatif ajouté (comme on ne le fait que trop avec n’importe quel substantif souvent pour cacher la vacuité du contenu : ville, mobilité, production, et même consommation… tout cela « durable » ou « vert »), c’est un changement de paradigme dont les deux termes sont indissociables.

Encore faut-il définir ce qui, au-delà de ces trois composantes (écologique, social, environnemental) qui donnent sens au développement, constitue le développement-durable, c’est-à-dire lui permet d’échapper à ces risques, de redresser la barre ou encore de renverser le cercle vicieux :

  • d’abord une éthique fondée sur le respect que doit l’homme à ce qui l’environne et à quoi il appartient en même temps : d’une part le vivant avec tout ce qu’il contient (notamment les écosystèmes et la diversité biologique) et plus généralement les ressources ; d’autre part l’humanité elle-même dans ses multiples aspects, où les respect va de celui que se doivent réciproquement les deux genres à celui dû à toutes les formes de la diversité humaine, sociale, culturelle, ethnique ;
  • complétée par le principe de partage : seule alternative aux affrontements pour l’accaparement de ressources (notamment énergétiques) limitées ou à limiter, l’occupation des espaces raréfiés, le retour à une empreinte écologique acceptable, etc.
    Respect + partage peuvent être considérés comme une formulation beaucoup plus explicite de la définition abondamment citée du rapport Brundtland avec sa double solidarité générations présentes – générations futures.
  • l’ensemble étant mis en œuvre dans des stratégies qui appréhendent de manière cohérente les domaines d’action traditionnellement séparés, et notamment ,le social, l’écologique et l’économique. La trilogie a eu un certain succès, dont nous sommes quelques-uns à porter la responsabilité. Elle n’en réclame que plus de vigilance dans son emploi : en vertu de ce qui vient d’être dit, chaque terme n’y occupe pas une place équivalente.