7 solutions pour une ville durable

CHRONIQUE DE LA COP21

 Par Antoine Klopocki

Mercredi 9 décembre 2015, ADVANCITY, un cluster de compétitivité dédié à la ville durable, a organisé un Side Event sur les solutions innovantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les métropoles. Tour à tour, différents représentants d’entreprises spécialisées dans le secteur ont présenté leurs solutions : réutilisation des terres de chantier, éclairage public, covoiturage, smart building, gestion des déchets, audit énergétique, …

Advancity est un cluster de compétitivité dédié à la ville durable. Il regroupe plus de 260 membres : PME, startups, collectivités territoriales, etc. qui innovent dans les secteurs des technologies urbaines, des bâtiments durables, des transports, ou bien encore de de l’organisation et de l’aide à la décision dans une ville. C’est dans ce cadre qu’Advancity  a invité 7 de ses membres à venir présenter leurs solutions d’innovation. La conférence a été introduite par Stéphane Troussel, Président du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis, venu écouter en particulier les solutions proposées pour son département.

Le premier intervenant, Emmanuel Cazeneuve, directeur général d’Hésus, a mis en place une plateforme web pour échanger de la terre de chantier. Les déchets du BTP représentent 250 millions de tonnes par an, 5 fois plus que les déchets ménagers. L’idée est de mettre en relation ceux qui ont besoin d’évacuer de la terre (qui est souvent transportée sur de longues distances et déversée dans des carrières) et ceux qui ont besoin de boucher leur trous, tout en assurant la traçabilité de la terre.

Alain Guillaume, du développement interne de Citeos, est ensuite intervenu sur le concept de SmartCity et sur l’avantage d’utiliser des LED pour l’éclairage public. Consommant beaucoup moins que les ampoules traditionnelles, elles ont une durée de vie de 25 ans et se prêtent facilement à la télégestion (pilotage de l’éclairage à distance).

Thomas Matagne est cofondateur d’Ecov, et a présenté son projet de covoiturage de proximité. Aujourd’hui, une voiture contient en moyenne 1,2 passager, et si ce chiffre passait à 2 passagers, les émissions de GES seraient réduites de près de 6 % ! Son idée est de développer des stations de covoiturage avec bornes connectées (en parallèle avec une application pour smartphone), notamment en territoire péri urbain.

Nicolas Tronchon, président de Transway, a ensuite exposé sa solution pour décongestionner les transports en commun et limiter la pollution : inciter la population à éviter les heures de pointe et à utiliser des moyens de transport propres en les récompensant via un système de points. Le principe est simple : sur la base des données horaires de validation du pass navigo et des déclarations des moyens de transport qu’il emploie, l’usager gagne des points « Soleios », lui permettant d’avoir des cadeaux et des réductions sur la plateforme de l’application.

Puis c’est au tour de Frédéric Gagnaire, président de Datapole, d’expliquer en quoi l’analyse prédictive des données de gestion de la ville peut servir à optimiser les ressources. En modélisant par exemple les activités de collecte des déchets, il est possible de remédier au problème récurrent des taux de remplissage des camions trop faible. Les données à prendre en compte sont multiples : météo, prévisions quotidiennes, évènements locaux, etc.

François Monie, business développer chez For City, a quant à lui mis en place des outils d’aide à la décision aux collectivités publiques, via des outils numériques de simulation comme des représentations 3D des territoires. Ses outils permettent par exemple de modéliser le trafic routier dans une zone urbaine particulière.

Enfin, Eric Allmang, fondateur d’Incub’Ethic, a présenté son intégrateur d’innovation éthique, qui vise notamment à donner plus de dignité aux postes de faibles qualifications, et à travailler sur des projets générateurs d’emplois. Il réalise de l’audit énergétique, et travaille par exemple sur un éco-organisme pour recyclage et collecte des déchets au Maroc, avec un potentiel de création de 3000 emplois.

 

 

Rédigé par Antoine KLOPOCKI

Élève ingénieur centralien en 1ère année