Nos missions

L’association 4D, créée après le sommet de la Terre de Rio de 1992, construit un savoir et une expertise sur le développement durable et contribue à faire connaître ses enjeux, vitaux pour le 21e siècle. Elle développe son activité à l’international, comme au niveau national et local. Nous partageons, avec notre réseau, une vision du développement durable soucieuse de l’héritage à léguer aux générations futures. Pleinement conscients des risques d’irréversibilité et de l’impératif de solidarité, nous œuvrons pour la réduction des inégalités et la mise en place d’une gouvernance globale. Nous œuvrons pour un développement compatible avec la préservation des ressources de la planète, accordant une large place à l’initiative des territoires, proposant aux individus et aux sociétés d’autres formes d’épanouissement et un enrichissement des pratiques démocratiques.

 En presque 20 d’existence, 4D a évolué dans ses activités et missions mais conserve une exigence dans son approche du développement durable. Afin de mieux comprendre les enjeux qui se posent aujourd’hui pour l’association, il est nécessaire de revenir sur le contexte actuel, un contexte marqué par des crises convergentes qui affectent les sociétés et leurs acteurs, à tous les niveaux, du global au local. Parallèlement on n’aura jamais vu autant de flux financiers et d’informations circuler à travers le monde, l’humanité n’aura jamais autant disposé  de moyens organisationnels, technologiques, relationnels, productifs… pour répondre à ses  besoins.

 Dans le contexte des crises convergentes, 4D doit démontrer en quoi le combat pour un développement durable, apporte aussi des solutions à court terme. Les investissements nécessaires à la transition  vers un modèle de développement durable sont porteurs de croissance et d’emplois. La mise en œuvre d’une fiscalité environnementale stimule la recherche et les activités d’avenir. La  mobilisation des hommes pour la préparation d’un avenir soutenable redonne un sens à leur travail. Les économies de ressources et d’énergie, la réduction des gaspillages, sont favorables aux résultats des entreprises, à la balance commerciale et aux finances publiques. L’investissement dans le capital humain, la réduction des inégalités par une fiscalité plus équitable notamment, permettent d’éliminer la pauvreté. Dans nos sociétés développées, la connaissance, la culture et la communication, la participation citoyenne, sont un horizon plus désirable que l’accumulation matérielle.

 

Notre mission nécessite une posture volontariste, voire opiniâtre pour porter une démarche constructive dans un contexte de crises, où l’immobilisme voire le déni pourraient être choisis au dépend d’une transition vers des sociétés écologiques et équitables.

4D porte 3 exigences pour engager le changement : l’enrichissement de la démocratie (1), la généralisation des pratiques écologiques et responsables (2), l’action coordonnée aux divers échelons(3).

  1. La progression de la citoyenneté est indispensable pour élaborer le futur que nous voulons et favoriser les changements de comportements dans des processus démocratiques. Il y a une nécessité à agir sans plus s’attendre.
  2. Les nombreuses initiatives existantes ont besoin d’être reliées, d’être démultipliées pour tisser une toile favorable à l’action. La massification des initiatives donnera le sens de la trajectoire pour la transition. Celle-ci s’inscrira d’autant plus dans la durée qu’elle pourra très en amont prendre en compte des situations complexes, reposera sur une approche interdisciplinaire et multi-acteurs, créera des passerelles plutôt que cloisonnera.
  3. Les grands engagements mondiaux, aussi nécessaires soient-ils, resteraient lettre morte s’ils ne s’incarnaient pas dans le local. L’approche territoriale, jusqu’à la plus grande proximité des citoyens est essentielle et au cœur du savoir-faire de 4D. L’expérience des montages territoriaux acquise nous permet d’intervenir dans le contexte de réforme et de perspective de transition. Parallèlement l’échelle européenne, plus encore en ces temps de crise, est aussi un niveau crucial pour l’expression des solidarités, le respect de la démocratie et des droits, la massification des alternatives pour la transition.

 

Différents chantiers : 

1- Soutenir la transition vers une économie écologique et équitable

Défis écologiques et sociaux, crises économiques et financière, aspiration au bien être pour tous et défense des droits essentiels pour une population mondiale en croissance… amènent à élaborer de nouveaux modes de développement. La réflexion sera menée  dans un cadre national et pourra se prolonger au niveau européen ou international. Mais elle  s’appuiera aussi très fortement sur une expérimentation territoriale. 4D travaillera avec les collectivités sur la territorialisation de l’économie, pour une transition permettant une plus grande maîtrise et résilience des territoires aux crises. Une vision globale collective demeure néanmoins nécessaire pour répondre aux enjeux d’équité, de solidarité…

 2-  Contribuer au débat sur l’énergie

Ce débat, volet de la conférence environnementale, qui s’ouvre mi septembre doit déboucher sur un scénario pour la France à l’horizon 2050. C’est la première fois que les Français ont leur mot à dire sur les choix énergétiques pour le futur. 4D y contribuera activement, elle veillera à ce que les territoires soient à l’initiative, afin que soient reconnues leur revendication d’élaboration décentralisée de la politique énergétique.

3-  Alimenter la réflexion sur les Objectifs de Développement Durable :

La Déclaration de la conférence RIO+20, « le futur que nous voulons », reconnaît le concept d’Objectifs de Développement Durable, quantifiés et mesurables dans la lignée des OMD, mais universels, c’est-à-dire pour tous les pays. Sans en donner le contenu, le texte de Rio ouvre un process d’élaboration sur la période 2012-2015 en parallèle de la révision des OMD.  4D se propose de nourrir la filière de construction des ODD de monographies relatives aux initiatives des territoires sur les indicateurs, sur les pratiques territoriales de DD (A21, PCET…) quantifiées et mesurées selon des indicateurs autres que le PIB. Au cœur des réflexions l’emploi, la question du temps, le développement humain… Ces travaux sur les ODD mettront aussi en exergue les notions d’équité ou de disparités territoriales, afin d’alimenter aussi les discussions post OMD et sur les nouveaux modes de développement.

Prendre appui sur le réseau et l’irrigue, un effort de meilleure diffusion des propositions et expérimentation

er ses réflexions en chambre, 4D souhaite mieux partager avec ses adhérents et organisations partenaires ses hypothèses et propositions, susciter le débat à partir de ses analyses. Mais aussi travailler en complémentarité de réseaux spécialisés sur l’eau, l’énergie, la biodiversité ou encore l’ESS, les TIC… le développement durable est au croisement de ces initiatives. Au-delà des débats publics des Mardis de 4D, des échanges avec les adhérents, individus ou collectivités, seront organisés. Par ailleurs un effort de rénovation des supports d’information, en particulier les sites Internet de 4D, de l’Observatoire et de l’encyclopédie du développement durable, permettra de mieux diffuser les analyses, propositions et expérimentations. Il importe de convaincre pour engager le changement.