ODD1

#LesODDetnous : 1. Pas de pauvreté

L’Objectif de Développement Durable 1 est : Eliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde.

Mais comment cela nous touche-t-il, dans notre quotidien ?

En France, une personne sur 7 est pauvre, c’est-à-dire près de 9 millions de personnes dont 3 millions d’enfants. Une personne est considérée comme pauvre lorsqu’elle touche moins de 1 008 euros par mois, c’est-à-dire 60% du revenu médian.

La pauvreté n’est donc pas un phénomène marginal ou éloigné : c’est une réalité aux conséquences très concrètes.

« Une fois le loyer payé, il ne nous reste qu’une centaine d’euros », témoigne M.B., dans La Voix du Nord

 Nuage de mots pauvreté

La question centrale du logement

Le logement est une question clef : il conditionne l’accès à l’emploi, a d’importantes conséquences sur la santé…

On pense bien sûr aux personnes sans domicile fixe, qui sont 14 600 en France, mais le problème est plus large. 3,8 millions de personnes n’ont pas leur propre logement ou bien vivent dans des logements insalubres : trop petits, humides, sans éclairage, mal isolés… Un logement sur 100 n’a pas d’eau courante, de douche ni de toilettes.

Des solutions existent, du moins en théorie, mais peinent à être appliquées : 2 Français sur 3 sont éligibles à un logement en HLM, mais le nombre de logements disponibles est largement insuffisant, avec 1,2 millions de demandes en attente.

La santé

Mal-logement, malnutrition, non-recours aux soins… La pauvreté nuit à la santé.

« Mon fils de 19 ans et moi, nous ne faisons qu’un repas par jour, le soir. », explique K.T.

Par exemple, un tiers des enfants vivant en logement précaire a des problèmes respiratoires, et la moitié des adultes souffre de migraines, 7% des ménages ne peuvent pas se chauffer suffisamment…

De plus, 1 personne sur 3 renonce parfois à se faire soigner pour des raisons financières, comme S.J. : « Je dois aller chez le dentiste mais comment payer pour une dent sur pivot quand ça vous revient à 230 euros de votre poche ? »

Plus les conditions de vie sont difficiles, plus la santé s’en ressent, et cela conduit à des situations comme l’espérance de vie des personnes sans domicile fixe, qui est de 49 ans… au lieu de 77 de la moyenne nationale.

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